Sutton, future Mecque du vélo de montagne?

Article de Ghyslain Forcier ghyslain.forcier@tc.tc, publié le 13 mai 2017
Le décompte d'un mois s'amorce avant le lancement officiel des premières pistes de vélo de montagne à Sutton, prévu pour le 17 juin. On aperçoit sur la photo Chantal Guay et Serge Canuel, qui pilotent le projet.



LOISIRS. Plus qu'un mois avant que les adeptes de vélo de montagne puissent converger vers Sutton. Plein air Sutton/MTB, un organisme à but non lucratif, offrira à compter de la mi-juin 25 km de pistes à dévaler les deux mains sur le guidon.  

Le réseau suttonnais proposera 14 sentiers de cross-country, 12 kilomètres de double trace (double track) et 10 à 13 km de simple trace (single track), bien que ce soit pour le moment un «circuit en construction», insiste Serge Canuel, l'un des deux gestionnaires de l'organisme en charge d'implanter le sport sur deux roues. Ce dernier entend éventuellement élargir son offre pour y inclure un volet enduro, qui teste les cyclistes sur une plus longue période de temps.    
Le tiers des pistes, accessibles du 17 juin au 31 octobre, s'adressent aux débutants, tandis que la moitié vise les cyclistes de niveau intermédiaire. Le reste des tronçons est destiné aux plus agiles.    
Les prémisses du projet reposent sur la mise en ligne d'une simple page Facebook, en octobre 2015. «On demandait aux gens s'ils aimeraient voir du MTB [Mountain bike] à Sutton, relate Serge Canuel. Nous avons demandé aux gens de partager dans leur réseau, dans la communauté. C'était comme un sondage. Au bout de deux semaines et demie, nous avions récolté près de 1000 j'aime. Ce fut rapide, l'engouement était là.»   
La présence du vélo de montagne vient bonifier l'offre touristique. C'est un must, ça manquait énormément. Je pense que ça rend la Ville encore plus intéressante qu'elle ne l'est déjà.

Serge Canuel est adepte de vélo de montagne depuis trois décennies. Dans la grande famille du vélo, le vélo de montagne et le Fat bike sont les deux seules disciplines qui connaissent une certaine progression, avance-t-il.

Nouvelle entité
Plein air Sutton/MTB, une nouvelle entité, reprend le collier des activités offertes par Plein air Sutton Coop. S'ajoute donc à la palette d'activités hivernales (raquette, ski de fond, Fat bike et randonnée) un volet estival, qui se traduit essentiellement par du vélo de montagne, mais également par de la randonnée.     
L'offre récréotouristique de Sutton prend une autre tournure, croit M. Canuel, la petite communauté se dessinant désormais comme une destination quatre saisons. «La présence du vélo de montagne vient bonifier l'offre touristique. C'est un must, ça manquait énormément. Je pense que ça rend la Ville encore plus intéressante qu'elle ne l'est déjà.»
   
Un partenariat
Mont Sutton agit comme partenaire dans cette aventure, une union qui se traduit notamment par la vente des laissez-passer à la billetterie du centre récréotouristique. Le stationnement et la boutique Expérience Sutton et seront également mis à profit. «Tout le réseau part de la montagne, nous on s'occupe de tout le reste, incluant la gestion», précise M. Canuel. Les cyclistes s'élanceront du chalet principal de Mont Sutton. 
    
Kingdom Trails, à East Burke au Vermont, revient immanquablement dans les discussions comme modèle d'affaires inspirant. Il s'agit de l'un des plus imposants réseaux de pistes de vélo de montagne dans tout l'est de l'Amérique du Nord. Nombreux sont les adeptes québécois qui traversent la frontière pour leur lot de sensations fortes.      

«C'est un endroit extraordinaire. L'ambition, c'est d'être aussi gros qu'eux un jour, nous avons le territoire pour le faire. Je dirais que 40 % des plaques d'immatriculation dans le stationnement de ce centre proviennent du Québec, dénote-t-il. L'idée, c'est de garder notre clientèle chez nous. Nous sommes toutefois loin de la coupe aux lèvres, ils offrent environ 185 km de sentiers et sont implantés depuis 21 ans», fait remarquer, réaliste, M. Canuel.
 
Les têtes de pioches
En attendant, Plein air Sutton/MTB aimerait augmenter à 55 km son réseau d'ici cinq ans. «C'est réalisable, pas inatteignable. On espère s'étendre un peu partout autour de la montagne et au village», laisse savoir M. Canuel.
L'organisme est en recherche constante de bénévoles pour la construction des pistes. Les détails se trouvent sur la page Facebook Les têtes de pioches.

«L'un de nos objectifs depuis le départ, c'est de rassembler le village autour de ce projet. On veut qu'il se l'approprie», termine M. Canuel. 

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